SCI
Familiale, d'investissement ou de construction-vente : toute SCI qui fait réaliser des travaux est maître d'ouvrage.
SCI familiale ou d'investissement, SAS qui fait construire ses locaux, association qui fait bâtir un équipement : toute personne morale qui commande des travaux est maître d'ouvrage — avec les mêmes obligations qu'un particulier.
Dès qu'une personne morale commande des travaux de construction pour son propre compte, elle devient maître d'ouvrage au sens de la loi. SCI familiale pour une maison, SAS pour des bureaux, association pour un équipement : les trois sont soumises à la même obligation.
L'article L242-1 parle explicitement de « toute personne physique ou morale ». Il n'y a pas de seuil de taille, pas d'exemption liée à la forme juridique, et pas de dérogation pour l'usage propre vs la revente.
Toute personne physique ou morale qui [...] fait réaliser des travaux de construction, doit souscrire avant l'ouverture du chantier [...] une assurance garantissant [...] le paiement de la totalité des travaux de réparation des dommages.
Article L242-1 du Code des Assurances
Toutes soumises à la même obligation, avec des spécificités pratiques liées à la gouvernance.
Familiale, d'investissement ou de construction-vente : toute SCI qui fait réaliser des travaux est maître d'ouvrage.
Toute société commerciale qui fait construire ses locaux d'exploitation, un entrepôt, une extension.
Une association qui fait bâtir un équipement (club house, salle, local) est également concernée.
Collectivités locales, bailleurs sociaux, établissements publics : obligation sans exception.
La loi ne distingue pas : personne physique ou morale, l'obligation est la même. L'article L242-1 s'applique sans exception.
En l'absence de dommage ouvrage, le dirigeant (gérant, président) engage sa responsabilité personnelle — pas seulement la structure.
Le contrat est souscrit au nom de la personne morale. L'attestation la désigne comme maître d'ouvrage, elle suit le bien en cas de cession.
L'obligation n'est pas théorique. Les risques financiers et juridiques sont concrets — et souvent personnels pour le dirigeant.
Le Code des Assurances prévoit jusqu'à 6 mois d'emprisonnement et 75 000 € d'amende — pour le dirigeant à titre personnel.
Sans attestation, l'acquéreur peut exiger une réduction de prix voire refuser la vente — une dépréciation directe sur l'actif.
Sans dommage ouvrage, c'est à la structure d'avancer les frais et d'attendre la résolution judiciaire — risque de trésorerie majeur.
Le parcours est le même que pour un particulier, avec quelques pièces supplémentaires liées à la structure.
K-bis, statuts, identité du représentant légal — l'assureur vérifie la capacité juridique à souscrire.
Permis, plans, devis signés, attestations décennales des intervenants : dossier classique maître d'ouvrage.
Contrat signé au nom de la structure, prime réglée par virement professionnel, attestation émise.
L'attestation est à joindre à la DROC et à conserver par la structure pendant 10 ans minimum.
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